Documents about Jean Leurechon (1591-1670)
Notes by Olivier Thill


Frejer

Biographic notice found in J. Frejer, Defuncti primi saeculi Societatis Iesu, 1540-1640, Rome, 1982, 2 vol. or in Defuncti secundi saeculi Societatis Iesu, 1641-1740, Rome, 1990, 5 vol., copied by Antonella Romano in La contre-réforme mathématique, Ecole française de Rome, 1999, ISBN 2-7283-0568-4, page 589:

Jean Lereuchon
Né en 1591 à Bar-le-Duc, entré au noviciat de Tournai le 17 août 1609, mort à Pont-à-Mousson en 1670.
Comments:
- Lereuchon or Leurechon?


Michaud

Article about Leurechon in Biographie universelle ancienne et moderne, supplément, Paris chez L.-G. Michaud, 1842, vol. 71, pages 439-440:

Leurechon (Le P. Jean), mathématicien, né vers 1591, dans le duché de Bar, était fils d'un professeur en médecine à l'université de Pont-à-Mousson. Ayant, à dix-huit ans, embrassé la règle de saint Ignace, ses parents, qui n'avaient pas d'autres enfants, accusèrent les Jésuites de rapt et de séduction, et obtinrent que leur fils fut transféré dans le couvent des Minimes à Nancy, pour y être éprouvé sur sa vocation. Mais le jeune Leurechon, insensible aux larmes de sa mère, persista dans ses desseins, et les Jésuites, pour éviter de nouvelles tentatives, l'envoyèrent achever son noviciat à Tournay. Dans la suite il parvint à se réconcilier avec ses parents, et il recueillit même leur succession. Après avoir consacré seize ans à l'enseignement de la philosophie et des mathématiques, il fut fait recteur du collège de Bar, et sut mériter la confiance du duc de Lorraine Charles III, qui le nomma son confesseur. Il mourut à Pont-à-Mousson, le 17 janvier 1670. On a de lui : des Thèses, des Observations sur la comète de 1618, un petit traité sur la Gnonomique, ou l'art de tracer des cadrans solaires, etc 1; mais tous ces ouvrages sont oubliés depuis long-temps. Le seul que l'on recherche encore est : La récréation mathématiques, ou Entretien facétieux sur plusieurs plaisants problèmes, en fait d'arithmétique, de géométrie, etc., Pont-à-Mousson, 1624, in-8°, fig. Ce volume que le père Leurechon publia sous le nom de H. Van Etten 2, est postérieur de quelques années à l'ouvrage de Bachet de Meziriac : Problèmes plaisants qui se font par les nombres (voy. Meziriac, XXVIII, 512). Mais comme son devancier, le P. Leurechon ne se borna pas aux problèmes mathématiques, il en donna plusieurs de physique amusante; et ce furent ceux qui firent le succès de son livre, dont les réimpressions se multiplièrent rapidement 3. L'édition que les amateurs semblent préférer est celle de Pont-à-Mousson, 1629, petit in-8°. Cl. Mydorge et dom Henrion se sont exercés successivement sur l'ouvrage de Leurechon, que les Récréations mathématiques d'Ozanam, quoique bien supérieures, n'ont point fait entièrement oublier (voy. Mydorge, XXX, 512). W--s.
note 1: On trouvera les titres des ouvrages de Leurechon dans la Bibl. soc. Jesu du P. Southwel, 469; et dans la Bibl. de Lorraine, de D. Calmet, 585.
note 2: et non pas Van Essen, comme on l'a dit à l'article Mydorge, d'après D. Calmet, l'abbé Mercier de Saint-Léger, et la première édition du Dictionnaire, n° 15407 et 15414.
note 3: La 3e édit., Paris, 1626, in-12 de 338 p., est accompagnée de notes critiques signées D.A.L.G.
Comments:
- Was his father a professor of medecine or a physician like it is said by Dom Calmet?
- Was there a unversity at Pont-à-Mousson?
- In Bachet's book, there is no problem of physics.


Calmet

Biographic notices found in R. P. dom Augustin Calmet, Bibliothèque lorraine, Nancy, 1751, pages 584 and 585:

LEURECHON (Jean) Médecin, natif de Chardogne près de Bar, fit ses études à Paris au Collège de Navarre, où il lia une solide amitié avec Charles le Pois. II prit ensuite le degré de Maître ès Arts, & fréquenta avec assiduité pendant quatre ans les écoles de Médecine, (Extrait des Registres de la Faculté de Paris, communiqué avec beaucoup de politesse par M. Chavel, Savant Docteur en Médecine de la même Faculté) au bout de ce terme, il fut reçu Bachelier en 1588 sous le Décanat de Jean Riolan le Père. II revint en Lorraine, où le Grand Duc Charles connoissant son mérite, le fit son Médecin ordinaire. Ses services lui devinrent si agréables, qu'il lui donna en 1604 des Lettres de Noblesse ; il créa pour lui en 1606. une quatrième Chaire de Médecine dans la Faculté de Pont-à-Mousson.

Leurechon eut un fils qui entra dans la Société des Jésuites, & qui se distingua : nous lui consacrerons l'article suivant. Charles le Pois n'eut pas moins d'amitié pour lui que pour son Père. Le Jugement d'un si savant & si honnête homme, est d'un grand poids. Voici comme il est conçu. (Speculum Cometa, pag. 77) Reverendus Pater Joannes Leurechonius, insignis Mathematicus, mihi privatim, cum ob singularem pietatem, praeclarumque omnium artium studium & raram Encyclopediam, tum imprimis ob veterem cum clarissimo Patre Joanne Leurechonio prudentissimo Medico, Civeque optimo, necessitudinem & studiorum conjunctionem Charissimus.

LEURECHON (Jean) natif de Nancy, fils du précédent, ayant conçu le dessein d'entrer dans la Société de Jésus, éprouva de grandes résistances de la part de ses Parens qui l'envoyerent en Flandres, pour le détourner de son dessein ; étant arrivé à Tournay, il entra dans la Société l'an 1610. âgé de 17 ans ; étant de retour dans sa Patrie, encore novice, il alla au Pont-à-Mousson pour étudier en Théologie. II fit ses quatres voeux le 7 Juin 1626.

II enseigna la Philosophie pendant 4 ans, les Mathématiques pendant deux, ensuite la Théologie scholastique & la Morale, & enfin la Ste. Ecriture. II mourut au Pont-à-Mousson le 17 Janvier 1670. Il avoit été Confesseur du Duc de Lorraine : ses ouvrages sont.

1°. Praxis quorumdam horologiorum & cylindri, au Pont-à-Mousson chez Charles Marchand 1616. in-octavo.

2°. De Cometa anni l6l8 chez le même in-18°.

3°. Ratio facillima describendi quam plurima, & omnis generis horologia brevissimo tempore, ex opticae principiis demonstrata. Mussi-Ponti, apud Melchior Bernard 1618. in-octavo.

4°. Selectae propositions in tota sparsim Mathematica pulcherrimae. Mussi-Ponti, apud Sebastianum Cramoisy 1622. in-quarto.

5°. Récréation Mathématique composée de plusieurs Problèmes plaisans & facétieux, en fait d'Arithmétique, Géométrie, Méchanique, Optique. Mussi-Ponti, apud Joannem Hanzelet 1624. in-octavo. Le livre ne marque pas le nom de l'Auteur, mais celui-ci H. Van-essen ; cet ouvrage a été imprimé plusieurs fois à Paris 1638, 1639.

6°. L'Epître du R. P. Mutio Vitellechi, pour l'année séculiére de la Société, traduite en François in-octavo.

7°. Garlychemi Lamormaini liber de virtutibus Ferdinandi II. Romanorum Imperatoris, traduit en François in-octavo.


Gillet, Peleus

Article about Leurechon by M. Gillet, in Journal de la Société d'archéologie et du Comité du Musée lorrain, Nancy, 1865, pages 101-106 gal. :

On peut lire dans la Biographie lorraine deux courtes notices ; l'une sur JEAN LEURECHON, médecin ordinaire et conseiller du duc Charles III, et la seconde sur JEAN LEURECHON, son fils, à qui l'on attribue, avec toute raison, entre autres écrits, un petit livre fort rare et très-recherché des curieux. Il a été souvent réimprimé en France et il est intitulé : RECREATION MATHEMATIQUE, COMPOSÉE de plusieurs problèmes plaisants et facétieux, etc. Au Pont-à-Mousson, par Jean Appier Hanzelet, 1626, pet. in-8, fig.
Dans la notice sur le premier, Dom Calmet dit "qu'il eut un fils qui entra dans l'ordre des Jésuites."
Dans l'autre notice, l'abbé de Senones s'explique plus amplement et il nous apprend que l'auteur du volume cité "ayant conçu le dessein d'entrer dans la Société de Jésus, éprouva de grandes résistances de la part de ses parents qui l'envoyèrent en Flandres, pour le détourner de ce dessein. Etant arrivé à Tournai, il entra dans la Société l'an 1610, âgé de 17 ans. Etant de retour dans sa patrie, il alla au Pont-à-Mousson pour étudier en théologie. Il fit ses quatre vœux le 7 juin 1626."
On pourrait conclure de ce qui est écrit dans ces deux notices, que la vocation de Jean Leurechon, fils, a été absolument libre, et qu'en résistant au désir de sa famille, il n'a subi aucune pression extérieure. Il n'en est pas ainsi, et je dirai tout de suite que les faits rapportés par le docte bénédictin manquent d'exactitude ; dans tous les cas, son récit n'est pas complet. Je vais tâcher, à l'aide d'un document peu connu en Lorraine et presque oublié ailleurs, de rétablir dans toute sa vérité cette partie de la vie du Jésuite. La vérité n'est-elle pas la première condition d'une biographie comme celle de l'histoire?
Jean Leurechon n'avait qu'un enfant, qui fut placé au collège des Jésuites de Pont-à-Mousson, où ses heureuses dispositions ne tardèrent pas à se développer. Ses succès furent grands dans les lettres et dans les sciences. A l'âge de 18 ans, il pouvait écrire facilement en prose grecque et latine ; il composait aussi des vers élégants dans ces deux langues ; mais il se distinguait surtout par ses connaissances en philosophie et en mathématiques.
Les Jésuites "grands veneurs des beaux esprits", concertent le plan de s'attacher ce brillant sujet et ils emploient tous les moyens pour atteindre leur but. "Ils le sollicitent et subornent par tous les alléchements et artifices qu'il est possible d'imaginer, le font confrère de leurs mystères et congrégations les plus secrettes, et enfin le traversent en telle sorte qu'ils l'asservissent à eux, et lui font promettre de se rendre à leur Société."
Averti de ces menées, le père retire son fils du collège et le conduit à Bar-le-Duc, où la mère résidait. "Mais ces gens-là qui ne desmordent jamais rien", ne sont pas disposés à abandonner leur proie. Les lettres et les messages se succèdent à son adresse. Le père Albéric, son régent de philosophie et son confesseur, à soin de lui rendre des visites assidues. Il a, d'abord, recours à la douceur, puis aux menaces et enfin aux malédictions, pour déterminer son élève à désobéir à la volonté de son père et de sa mère.
Ces manœuvres finissent par épouvanter l'enfant, qui, lisant un jour une lettre pleine d'horribles malédictions, s'écrie, en levant les yeux au ciel et en se frappant la poitrine : "Bon Dieu, quelles nouvelles!" Néanmoins, l'impression produite par cette correspondance n'est que passagère : l'affection de la mère triomphe des menaces et rassure son fils contre les malédictions,
Poussée à bout, la Compagnie ne recule pas devant un moyen extrême. Elle expédie à Bar l'un de ses agens les plus sûrs et les plus actifs : le nommé Boulin, son serviteur à gage et plus tard jésuite lui-même, arrive dans cette ville. A l'aide d'un argument irrésistible, cet homme réussit à gagner les personnes qui entourent le jeune Leurechon : il est introduit dans la maison et, malgré les cris et les larmes de la mère, il l'arrache des bras de celle-ci et l'entraîne avec lui.
Des chevaux attendent le ravisseur et sa victime. On part en toute diligence : on a promptement atteint Luxembourg et de là les Pays-Bas, où l'on s'empresse de couvrir l'étudiant du collège de Pont-à-Mousson de l'habit de l'ordre.
La famille réclame l'appui du duc de Lorraine : le père et la mère demandent à ce prince que cet enfant leur soit rendu. Charles III intervient, et Jean Leurechon est ramené à Nancy; mais, dés son arrivée, les Jésuites le renferment dans l'une de leurs maisons de cette ville, et se préparent à le recevoir à la profession. Le délit avait été commis à Bar. Plainte est portée au juge de cette ville, compétent pour en poursuivre et en condamner les auteurs. Un procès s'engage. "Cette nation (les Jésuites, bien entendu) à tant de crédit et d'authorité", qu'elle paralyse les ordonnances de la justice; elle arrête leur exécution et intimide celui-là même qui les a rendues.
Ainsi, lorsque ses officiers se présentent pour informer, l'entrée du collège reste fermée et on ne leur produit que des témoins qui ne peuvent ou ne veulent pas les éclairer. Nonobstant le pareatis du parlement, le magistrat de Bar refuse de prendre aucune mesure corporelle contre les sieurs Albéric, Auberlin et Roulin, qui s'étaient mêlés plus ou moins activement de ce délit d'enlèvement de mineur. Une sentence définitive ordonne, toutefois, la remise de l'enfant aux mains de sa famille, dans le délai de six semaines, sous peine de dommages et intérêts, dont la quotité n'est pas déterminée.
Jean Leurechon appelle de ce jugement, qui lui semble illusoire, au parlement de Paris. Il conclut à ce que les Jésuites de Nancy, qui retiennent son fils, et ceux de Paris qui sont sujets à un même provincial et à son obédience, soient en même temps assignés sur son appel. II sera fait défenses aux uns et aux autres de recevoir, pendant l'instruction de l'affaire, cet enfant à aucune profession de vœu, à peine de nullité et de vingt mille livres de dommages et intérêts. Tout ce qui précède est tiré du plaidoyer prononcé devant le parlement de Paris par maître JULIEN PELEUS, fameux avocat du temps. Ce plaidoyer est orné d'une érudition fort lourde et emphatique. Les auteurs sacrés et profanes sont largement mis à contribution : tel était alors l'usage du barreau. Ces citations sont parfois des plus curieuses.
L'avocat fait usage d'arguments très singuliers. Une circonstance, entre autres, aggrave, suivant lui, le forfait des Jésuites, et il s'écrie : "ils ont ravy et enlevé le fils unique de ma partie, qui a esté leur médecin ordinaire et les a traitiez en toutes leurs maladies par l'espace de quatre ans sans aucune récompence ; jugez, Messieurs, s'il y eut jamais une ingratitude plus cruelle, plus bestiale et plus esloignêe de toute humanité, et si les Jésuites ne ressemblera pas aux malings ulcères qui s'enveniment par les médicamens."
"Vous estes convaincus", dit-il plus loin, "d'avoir tenté tous moyens pour esclaver cet enfant ; les attraits, les petits présens, les impostures et mensonges, les miracles imaginaires, les promesses dont ceste aage peut estre attiré n'y ont point esté espargnez. Je vous prie, dites moy, pensez-vous qu'on ne force les hommes qu'à coups de baston!... Or la peine de ce crime est la mort non seulement par la loy civile in l.7. et finali c. ad l. flat de plagiar., mais aussi par la loy de Dieu au deuteron 24 cbapitre"
On peut penser qu'il y a un peu d'exagération dans l'exposé présenté par l'avocat ; néanmoins, il repose sur un fond de vérité : le rapt du mineur Leurechon est établi par des faits et des circonstances qui semblent incontestables. Le plaidoyer est, du reste, suivi d'une note que je transcris textuellement et qui achève la démonstration : "La Cour fit un commandement exprès aux Jésuites qu'elle manda, de rendre le fils de l'appellant; ce qu'ils promirent de faire, mais pourtant ils n'en ont rien fait et le tiennent encore aujourd'huy malgré toute la justice et ses arrests." 1
(V. LES PLAIDOYEZ de Maîstre Jvlien Pelevs... Paris, François Hvby, 1614, in-4. — Le LVIII plaidoyer a pour titre : Si les Jésuites peuvent enlever un enfant de chez son père pour le recevoir en leur Société.)
M. GILLET.
note 1:L'arrêt du Parlement de Paris, en date du 29 juillet 1611, est rapporté in extenso dans le Mercure Jésuite (Genève 1626, pet. in-8)), p. 622-625.
Comments:
- I have not checked that story.


DSB - Schaaf

Article about Leurechon by William L. Schaaf, in the DSB, Dictionary of Scientific Biography, page 271:

Leurechon, Jean (b. Bar -le-Duc, France, ca. 1591; d. Pont-à-Mousson, France, 17 January 1670), mathematics.
Leurechon was a Jesuit who taught theology, philosophy, and mathematics in the cloister of his order at Bar-leDuc, Lorraine. Very little is known of his personal life. in his earlier years he wrote several tracts on astronomy and on inconsequential work on geometry. Leurechon is remembered chiefly for his collection of mathematical recreations, some of which were published under other names. Issued at a time when interest in recreational mathematics was rapidly rising, this work obviously appealed to popular fancy, for it passed trhrough some thirty editions before 1700. Based largely on the work of Bachet de Meziriac, it included, besides many original problems some taken from Cardano. It served in turn as a foundation for the works of Mydorge, Ozanam, Montucla, and Charles Hutton. For the most part Leurechon borrowed only Bachet's simpler and easier problems completely bypassing the more significant sections. Leurechon's work was characteretized by montucla as "a pathetic jumble" and by D.E. Smith as "a poor collection of trivialities".

Bibliography
I. Original works. Leurechon's tracts on astronomy include Pratiques de quelques horloges et du cylindre (Pont-à-Mousson, 1616); Ratio facillima describendi quamplurima et omnis generis horologia brevissimo tempore (Pont-à-Mousson, 1618) and Discours sur les observations de la comète de 1618 (Paris-Rheims, 1619). His work on geometry was Selectae propositiones in tota sparsim mathematica pulcherrime propositae (Pont-à-Mousson, 1622). His collection of mathematical recreations published under the pseudonym Hendrik van Etten, was La récréation mathématique ou entretien facétieux sur plusieurs plaisants problèmes, en fait arithmetique ... (Pont-à-Mousson, 1624); 2nd ed. rev. and enl. (Paris, 1626). Many subsequent eds. and translations appeared; the first English trans. by William Oughtred, was Mathematicall Recreations (London, 1633).
II. Secondary literature. On Leurechon and his work, see Moritz Cantor Vorlesungen über Geschichte der Mathematik; Leipzig, 1913, 673-674; 768-769 [...]
William L. SCHAAF

Comments:
- I have doubts about Bar-le-Duc belonging to the kingdom of France in 1591.
- "in the cloister of his order"? What cloister? Usually, Jesuits don't live in monasteries and convents. Leurechon did not live in a place of religious seclusion.
- "taught [...] at Bar-le-Duc" and also at Pont-à-Mousson and Mons.
- I have not found Ratio facillima ... generis horologia and Pratiques de quelques horloges et du cylindre, but I have found L'Usage de quelques horloges universels et du cylindre, Pont-à-Mousson, Ch. Marchant, 1616, 16 pages, which was written by Caesar François de Haraucourt de Chamblay, according to the dedication ccfr. Haraucourt was a student of Leurechon. Beaupré writes this "is a French translation from "Praxis quorumdam horologiorum et cylindri", the Latin original of 1616 by Leurechon. Haraucourt probably did not contribute more than the translation." (Beaupré, M., Recherches historiques et bibliographiques sur les commencements de l'imprimerie en Lorraine, Trenel, Saint-Nicolas-de-Port, 1845, p. 508) Heeffer.


Delandine

Article about Leurechon in Dictionnaire historique, critique et bibliographique, Paris, 1822, vol. 16, pages 266-267:

LEURECHON (Jean), né au 16e siècle, à Chardogne près de Bar, fit ses études à Paris, se lia d'une amitié étroite avec Charles Lépois, et fréquenta les écoles de la faculté de médecine avec beaucoup de succès. De retour dans sa patrie, le duc Charles III de Lorraine le choisit pour son médecin ordinaire, lui accorda ensuite des lettres de noblesse, et créa pour lui une quatrième chaire de médecine à Pont-à-Mousson en 1606. Les ouvrages de Leuréchon sont un Discours sur les observations de la comète de 1618, imprimé à Paris en 1619, in-8°; et une Dissertation en forme de thèse, An ignes accensi in contagione saluberrimi? Pont-à-Mousson, 1622, in-8°.
Comments:
- This entry is about the father of our professor of mathematics, with a wrong list of books. There is no entry about his son.


Montucla

Excerpt from the preface Recreations mathematiques et physiques par feu M. Ozanam, nouvelle edition totalement refondue & considérablement augmentée par M. de C.G.F.:, Paris, 1778, which is a revised edition by C.G.F. Chanla Géomètre Forézien, alias Jean-Etienne Montucla:

Ce sont, à ce qu'il paroît, ces questions & les considérations précédentes, qui engagèrent M. Bachet de Méziriac, d'ailleurs célèbre algébriste, ainsi qu'on le voit par ses commentaires sur Diophantes, à recueillir un grand nombre de questions sur les nombres, qu'il publia en 1626, & qu'il intitula Problème plaisans & délectables sur les Nombres. Ce livre est, après les problèmes de l'Anthologie grecque, le premier germe de toutes les Récréations Mathématiques qui ont paru dans la suite, plus ou moins augmentées, & en différentes langues. Mais nous nous bornerons à parler des ouvrages françois qui ont eu cet objet. Les premières Récréations Mathématiques parurent en 1627, in-8°, sous le titre Récréation Mathématique, composée de plusieurs Problèmes plaisans & facétieux, par H. van Etten. C'étoit, il faut en convenir, une pitoyable rapsodie. Aussi excita-t-elle la bile de Mydorge, géomètre célèbre de ce temps, qui en releva durement les sottises. Mais, malgré cela, les éditions postérieures qui en furent faites, ne valent guère mieux que la première. C'est un fatras de questions dont grand nombre sont sottes & puériles, un désordre & un language barbares qui devoient dés-lors rebuter tout esprit un peu raisonnable. Cela engagea sans doute, vers la fin du siècle dernier, M. Ozanam à faire un recueil plus choisi de ces questions mathématiques & physiques, & il l'exécuta en 1692, en donnant ses nouvelles Récréations Mathématiques & Physiques, en deux volumes in-8°, qui, par diverses additions, se sont accrues jusqu'à quatre volumes in 8°. Comme les changemens, les additions & les retranchemens que nous y avons faits sont très-considérables, nous devons rendre compte au Lecteur des motifs qui nous y ont engagés. Il est aussi à propos de donner ici une idée de la manière dont l'ouvrage se présente au monde savant dans cette nouvelle Edition.

Comments:
- Bachet's book was published in 1612 and 1624, and not in 1626.
- The first Recreation mathematique was published in 1626 or 1624, not in 1627.
- Midorge was a polite man whose gall was not irritated by Leurechon's book and who did not emit harsh criticisims about it.
- Montucla regrets that the questions were puerile, so he did not know or understand that the purpose of Leurechon's book was to target a large audience, including children and amateurs of mathematics.

Jean-Etienne Montucla is also the author of Histoire des mathématiques, 1758, where he does not mention Leurechon.


Le magasin pittoresque

Article about Leurechon in Le magasin pittoresque 1833-1848. Année 16, page 253 gal :

1624. Le P. Leurechon

Sous le titre de Récréation mathématique, et prenant le pseudonyme de Van Etten, le P. Leurechon, jésuite lorrain, publia en 1626, à Pont-à-Mousson, un volume petit in-8°, qui depuis fut très souvent imprimé. Une première édition latine de cet ouvrage avait paru dans la même ville en 1624, sous le titre : Hilaria mathematica ex variis geometriae, mechanicae, cosmographiae, opticae et aliarum hujus modi artium problematis contenta. (Mussiponti, 1624 1)
Le livre du P. Leurechon mérite à beaucoup d'égards les critiques acerbes auxquelles il donna lieu de la part de Mydorge, habile géomètre de l'époque, et le jugement sévère qu'en porte Montucla dans la préface de ses nouvelles Récréations mathématiques. Cependant ce livre renferme certains passages qui ne sont point à dédaigner pour l'histoire de la science. Les lecteurs du Magasin savent qu'on y trouve une première idée du télégraphe électrique (voyez 1847, p. 286) très-vague, très-incomplète quant au moyens d'exécution, très-nette quant au but à atteindre. Le passage relatif à la vapeur offre assez d'intérêt pour mériter d'être reproduit tout entier et discuter avec soin.
Problème 75. Des aeolipiles ou boules à souffler le feu. [...]


note 1: Nous devons la connaissance de ce livre et des passages qui vont suivre à M. Rouget de Lisle; mais nous sommes loin d'adopter les vues de cet érudit. (Voy. le Bulletin de la Société d'encouragement, numéro de novembre 1847, p. 624. - Ce numéro a paru après notre premier article)
Comments:
- I have not found Hilaria mathematica.
It is not the Latin booklet of Leurechon about the theses of this students, Selectae propositiones in tota sparsim mathematica pulcherrimae, 1622.
It is not the book of a colleague of Leurechon, the Jesuit father, Angelin Gazet, Pia hilaria variaque carmina, 1619, reprinted under the title Pia hilaria... Nova editio... at Pont-à-Mousson in 1625, and Les pieuses récréations .., oeuvre remply de sainctes joyeusetez & divertissements pour les âmes dévotes Mis en françois par le sieur Remy [Abraham Ravaud], Paris, 1628, Rouen, 1633, 1637, 1647, Genève, 1668 ccfr. Gazet's book is not about mathematics.

At last in 2004, light has been made by Albrecht Heeffer Heeffer. Hilaria mathematica has never existed. Heeffer kindly sent me the following paragraph from his book:

The first bibliographic reference to the work [Recreation Mathematiques] was given by Alegambe (1643) in an early bibliography of Jesuits. Adding to later confusion, the title of the book was listed in Latin as Hilaria mathematica ex variis geometriae, mechanicae, cosmographiae, opticae et aliarum hujus modi artium problematis contenta. Although this is not the title of a published book and Alegambe explicitly stated the book was written in French ("Editit Gallice"), the reference has unfortunately been reproduced ever since. Dom Calmet in his Histoire de Lorraine (1745-57, IV, 585) gives the French title of the 1624 edition, without pagination and repeats Alegambe’s Latin reference to place name and printer. Beaupré (1845, 578-9) reproduces the entry of Calmet but gives a description of the 1626 edition only. In the extensive bibliography of Jesuit authors by de Backer (1869, 731-2) several editions are described but 1624 is not listed. Later a copy must have been found because a complete description with the correct pagination (131 p.) and some quotations, appears in the supplement of 1872 (2302-3). Deblaye (1874) was the first to dedicate a complete study to the Recreation Mathematiques. In an overview of the editions, he "corrects" Calmet’s French title of the 1624 edition and states this should be Hilaria mathematica.


Brussels/Bruxelles 1647-1655

In 2005, Mr. Angelo De Bruycker, preparing a PhD about the Flemish Jesuit mathematicians of the seventeenth century, kindly wrote to me saying:

The Jesuits kept two kinds of staffcatalogues:

Catalogi breves
These were made every year; they do not give a lot of information (only the (place)name of the college, the name of the Jesuit and his function within this institution). The Catalogi Breves between 1649 and '54 are lacking. The earliest entry of Leurechon in the catalogues of the Flemish Jesuit province (provincia Flandro-Belgica) appears to be 1647.

  Catalogus… anno 1647 october
    Collegium Bruxellense... P Joannes Leverchon, confessarius Sermi Ducis Lotharingiae.

  Catalogus 3 Personarum et Officiorum Provinciae FB Anno 1648 mense octobre
    Patres Castrenses... P. Joannes Leverchon, confessarius ducis Lotharingiae.

  Catalogus anno 1649 mense october
    PP Castrens... P Joannes Leverchon.

  Catalogus octobri 1654
    Collegium Bruxellense... P. Joannes Leurechon, Lotharingus emeritus.

  Catalogus … mense octobri An 1655
    Collegium Bruxellense... P. Joannes Leurechon, instructor principum filiorum Sermi ducis.

Catalogi triennalis
These were made every three years and give a whole lot more information.
(The numbers in the list below, refer to the listnumber Leurechon received in the catalogue of the college, the reference number so to say.)

  Cat trien 1649
    Castrensium... 6. – P. Joannes Leverchon Barrensis

  Cat trien 1651
    Collegii Bruxellensi... 24. – P. Joannes Levrechon Barensis

  Cat trien 1655
    Collegii Bruxellensi... 26. – P Jões leurechon Barensis

The Ducis Lotharingiae is Charles IV (1605-1675), exiled in Bruxelles with his wife, Béatrice de Cuisance, and their two children: Anne, born in 1639, and her brother, Charles-Henri, born in 1649.

In 2004, a professor of History of Science at Leuven, Belgium, Mr. Geert Vanpaemel, kindly wrote to me saying:

I came across Leurechon in a work by the Dutch [Belgian] royal cosmographer Michel Florent van Langren, Profytelycken middel om met in-dyckinghe van Landt de Zee-haven van Oostende te verbeteren [Profitable means to ameliorate the sea port of Ostend by building dykes] (Brussels, 1650). Van Langren defends his own views on the defense of the port, based on a mathematical model of tidal water flow. Among the experts, writing a short note is one Jean L'Eurechon, 'du collège de vostre Compagnie à Bruxelles'. The note is dated 11 September 1650. Van Langren is not a Jesuit, so the meaning of "vostre Compagnie" is rather strange, but if this L'Eurechon is indeed our jesuit Leurechon, it may mean that in 1650 he was residing in the Jesuit college in Brussels. As far as I know Leurechon is not mentioned in any earlier of later works by Van Langren.

In 2004, Albrecht Heeffer kindly wrote to me about his interesting discovery:

From 1649 till 1655 Leurechon was an army chaplain as part of the Missio Castrensis in Brussels! This is described in the Catalogus primus ac secundus personorem at the Belgian state archives (Rijksarchief). He is further listed in the Admissi in Societatem ante Divisionem Provinciae Beligiciae, a manuscript stored at the Collegium Maximum in Louvain, and the Album novitiorum vol. II, 69, at the Royal Library in Brussels.


First editions of Recreation

Note by Cornelis de Waard in Correspondance du P. Marin Mersenne, I, 422-423:

La Recreation mathematique du P. Leurechon publiée à Pont-à-Mousson, en 1624, parut de nouveau, au même lieu, en 1626 (Paris, Bibl. nat., V18321 et V 29203.). Mais c'est à Paris, chez Rolet Boutonné, en 1626, que fut donné la "seconde éditiion, reveüe, corrigée et augmentée" (V 18322). Celle qui s'intitule la troisième parut la même année, chez le même libraire; elle contenait, selon les descriptions, 338 pages in-12°, et se distinguait sans doute des précédentes, par l'adjonction à certains problèmes d'une note (ou Examen), signée des initiales D.A.L.G. qui se trouvent toujours sur les titres des ouvrages de Mydorges (cf. ci-dessus p.132). N'ayant pu nous procurer cette édition, nous devons recourir au recueil plus complet de 1630.1 Dans cet ouvrage, Mydorge déclare (pp. 4-5) que la publication en 1626 de ses examens, avait été faire à son insu, et le libraire Rolet Boutonné avoue que les notes en avaient été tirées "des premieres et particulieres remarques de l'aucteur de cet Examen, au moyen d'un brouillon qu'il en avoit communiqué à quelqu'un de ses amis", mais que son travail était "pour la pluspart tellement estroppié qu'à peine il l'a peu recognoistre sien". C'est pourquoi Rolet Boutonné publia, en 1627 une "quatriesme édition" de la Recreation mathematique, "augmentée de plusieurs beaux problemes et de quelques nottes servant à l'intelligence des choses difficiles et obscures, avec la correction d'un grand nombre de fautes et erreurs commises aux precedentes editions. Par D.H.P.E.M." (Bibl. nat., V 18323), c'est-à-dire Denis Henrion, philosophe et mathématicien. Remarquons que les éditions antérieures à 1628 se terminent au 91ème problème, et que les seconde et troisiéme parties ne furent ajoutées que cette année-là (cf. lettre du 27 avril 1628).
note 1: Examen du livre des Recreations mathematiques et de ses problemes en geometrie, mechanique, optique et catoptrique où sont aussi discutées et restablies plusieurs experiences physiques y proposées. Par Claude Mydorge escuyer, sieur de la Maillarde, conseiller du Roy, et tresorier general de France en Picardie (vignette). A Paris, chez Rolet Boutonné au Palais, à l'entrée de la petite galerie des Prisonniers en la deuxieme boutique. M.DC.XXX. Avec privilège du Roy. in-12°.
Note by Armand Beaulieu in Correspondance du P. Marin Mersenne, XV, 501-502:

[Mersenne] connaissait aussi les Recreations mathematiques 8 de Leurechon 1 et il dut se pencher plusieurs fois sur les trois questions de cet auteur : "Combien de temps met un boulet avant de tomber à terre ?" (p. 109). "Pourquoi a-t-il plus de force qund il est élevé que quand il es pointé en bas ?" (p. 109). "La portée est-elle plus grande et plus forte selon la longueur des coups ?" (P. 110).
note 8: Recreation mathematique composée de plusieurs problemes plaisans et facetieux en faict d'arithméticque, geométrie, mechanique, optique, & autres parties de ces belles sciences. Pont à Mousson, par J. Appier Hanzelet, MDCXXVI, in 8°, XIV-144 p. Il y eut de nombreuses éditions de cet ouvrage (1626, 1628, 1630, 1634, 1642, etc. Mydorge s'occupa des dernières depuis 1630.)
note 1: C. Leurechon est souvent nommé dans la Correspondance. Voir les index.
Comments:
- Cornelis de Waard declares that the first edition was published in 1624, but the references he gives "(Paris, Bibl. nat., V18321 et V 29203.)" are for two books published in 1626 (cf. dans http://www.ccfr.bnf.fr/accdis/accdis.htm).
Armand Beaulieu doesn't mention the version of 1624.

Albrecht Heeffer Heeffer has carried an investigation on the existence of the 1624 edition:

For a long time this edition was not found and its existence was questioned. Now there are three copies known to exist. The edition of 1624 has 141 pages, that of 1626 has 144 pages. Questions V and VI, related to problem 91 do not appear in the 1624 edition. There is another difference, which I would like you not to make public yet. The copy in Liège is in a perfect condition but has the title page missing. The page is reconstructed by a reproduction from the 1626 Pont-à-Mousson edition. I have been in Bar-le-Duc with the reference number from Ronsin (1984). I had the opportunity to have a close look and take some photographs. It is the same as the Liège copy with the original frontispiece, but in a bad shape. So now it is definitly settled: the first edition is from 1624!


Dedication

The dedication in Recreation mathematique, copied in Oeuvres de Descartes, X, 546:

A tres-noble & tres-genereux Seigneur Lambert Verreyken, Cheualier, Seigneur d'Himden, Woluerthem &c., Capitaine d'vne Compagnie de Cuirassiers pour sa Maiesté d'Espagne au Pays Bas, &c.
Monsieur, Parmi les rares & curieuses propositions que j'ay apprises, estudiant aux Mathematicques en la celebre Vniuersité du Pont à Mousson, i'ay pris vn singulier plaisir à certains problemes non moins ingenieux que recreatifs, desquels notre Regent se seruoit pour nous amorcer à l'estude des autres demonstrations plus difficile & serieuses. I'en ay fait imprimer vn amas, tel que ie vous offre en ce cayer...
Vostre tres humble et obeissant Nepueu & seruiteur : H. Van Etten.
Hendrik van Etten was not the nephew of Leurechon. He was the nephew of Lambert Verreycken, who was killed as a captain in Bois-le-duc in 1629 Heeffer.

First lines of the preface in Recreation mathematique, copied in La contre-réforme mathématique, 434:

Amy Lecteur.
Cinq ou six choses me semblent dignes d'advis avant que de passer outre. Premierement, que ie n'enfonce pas trop avant dans les demonstrations speculatives de ces problemes, me contentant de la monstrer du doigt. Ce ie faicts a dessein, parce que les Mathematiciens la comprendront facilement, et les autres, pour la pluspart se contenteront de la seule experience, sans chercher la raison.


Usefulness of the mathematics

Quote from Recreation mathematique, copied in Oeuvres de Descartes, X, 546:

On sçait bien que la noblesse n'estudie pas en Mathematicque pour enfler sa bourse & pour le gain qu'elle en espere, mais pour contenter son esprit, pour employer honnestement le temps & auoir de quoy entretenir vne compagnie de discours bienseants & neant-moins recreatifs


Concealed things

From Mathematicall Recreations, London, 1653, page sig. A5 Houghton :

To give a greater grace to the practice of these things, they ought to be concealed as much as they may, in the subtiltie of the way; for that which doth ravish the spirits is, an admirable effect, whose cause is unknowne: which if it were discovered, halfe the pleasure is lost.


Tantalus

Quote from Recreation mathematique, copied in Oeuvres de Descartes, X, 473:

Probleme XXXIX : d'un gentil vase, qui tiendra l'eau, ou le vin qu'on y verse, moyennant qu'on l'emplisse iusques à vne certaine hauteur ; mais si on l'emplit vn peu plus haut, tout se vuide iusqu'au fond. (Page 33 ...) Le mesme arriueroit, disposant en vn vase quelque tuyau courbé, à la mode d'vn Siphon, tel que la figure vous represente en H. Car emplissez au dessous d'H, tant qu'il vous plaira, le vase tient bon; mais remplissez iusques au poinct H, & vous verrez beau ieu, lors que tout le vase se vuidera par en bas, Et la finesse sera d'autant plus admirable, que vous sçaurez mieux cacher le tuyau, par la figure de quelque oyseau, serpenteau, ou semblable chose.


Artificial rainbows

Quote from Recreation mathematique, copied in Oeuvres de Descartes, X, 548:

46. Probleme : Le moyen de representer icy bas diuerses Iris, & figures d'arc en ciel. (Page 41.) Ceux qui ont voyagé par la France & l'Italie, auront peu voir dedans les maisons & iardins de plaisance, des fontaines artificielles qui iettent si dextrement la rosée de leurs gouttes d'eau, qu'vn homme, se tenant entre le soleil & la fontaine, y aperçoit vne perpetuelle Iris. (Page 42.)
...Prenez vn verre plein d'eau, & l'exposez au Soleil, faisant que les rayons qui passent à trauers soyent receus sur quelques lieu ombragé : vous aurez du plaisir à contempler vne belle forme d'Iris. Prenez vn verre trigonal, ou quelque autre cristal taillé à plusieurs angles, & regardez à trauers, ou faictes passer dedans les rayons du Soleil, ou mesme d'vne chandelle, faisant que leur apparence soit receuë sur quelque ombrage : vous aurez le mesme contentement. (Page 42.)
Ie ne diray rien des couleurs d'Iris, qui paroissent aux bouteilles de sauon, quand les petits enfans les font pendre au bout d'vn chaumeau, ou voler en l'air : c'est chose trop commune ; aussi bien que l'apparence d'Iris qui se voit à l'entour des chandelles & lampes allumées, specialement en hyuer. (Page 42.)


Aliquot parts

Quote from Recreation mathematique, copied in Oeuvres de Descartes, X, 549:

70. Probleme. Auquel se descouurent quelques rares proprietez des nombres." (Page 65.)
... Le nombre 6 est premier entre ceux que les Arithmeticiens nomment parfaicts, c'est à dire égaux à toutes leurs parties aliquotes : car 1, 2, 3, font 6. Or c'est merueille de voir combien peu de semblables, & combien rares sont les nombres aussi bien que les hommes parfaicts; car, depuis 1 jusques à 40 000 000, il n'y en a que sept, à sçavoir 6, 28, 486, 8128, 130816, 1996128, 33550336, auec cette proprieté admirable, qu'ils se terminent tousiours alternatiuement en 6 & 8... (Page 66).
Mais ... ie n'ay pas entrepris d'estaler icy toutes les menuës proprietez des nombres, si est-ce que ie ne puis passer soubs silence ce qui arriue aux deux nombres 220 & 284 priuatiuement à plusieurs autres. Car quoy que ces deux nombres soient bien differents l'vn de l'autre, neantmoins les parties aliquotes de 220, qui sont 110, 55, 44, 22, 20, 11, 10, 5, 4, 2, 1, estant prises ensembles, font 284; & les parties aliquotes de 284, qui sont 142, 71, 4, 2, 1, sont 220, chose rare & difficile à trouuer en nombre (Page 66-67).


Cannon pointing to the zenith

Quote from Recreation mathematique, copied in Oeuvres de Descartes, X, 547:

86. Probleme. Des canons ... A ce compte, dira quelqu'vn, le Canon pointé droict au zenith deburoit tirer plus fort, qu'en toute autre posture. Ceux qui estiment que la bale d'vn canon tiré de ceste façon, se liquefie, se perd, & se consume dans l'air, à cause de la violence du coup & actiuité du feu, respondroient facilement qu'ouy; & maintiendroient qu'on en a fact souuent l'experience, sans que iamais on ait peu sçavoir, que la bale soit retombée en terre. Mais pour moy, qui trouue de la difficulté à croire cette experience, ie me persuade plustost, que la bale retombe assez loing du lieu auquel on a tiré. Ie reponds que non, parce qu'en tel cas, quoy le feu ait vn peu plus d'actiuité, la bale a beaucoup plus de resistance. (Page 110)


Bachet de Meziriac & Chastelier

In La recreation, 11 problems (#7, 8, 9, 14, 15, 51, 52, 53, 57, 69, and 89) have been copied from Bachet's Problemes plaisants Heeffer.

It is likely that Leurechon knew the works of Bachet de Méziriac via Jean Chastelier.

Quote from Antonella Romano, La contre-réforme mathématique, Ecole française de Rome, pages 401-402:

[...] dans la seconde édition des Problèmes plaisans, en 1624, reprenant ce même problème deviner le nombre d'une autre façon, Bachet apporte cette précision : L'honneur d'avoir le premier inventé la façon de ce problème en ce qu'il adjouste au précédent, ie le cede franchement au R. P. Iean Chastelier de la compagnie de Iesus. Il est vrai que ie ne tiens point de luy la regle pour deviner le nombre pensé, ny la demonstration. Mais seulement il me proposa par une sienne lettre ce problème, en forme de question, et en ces mesmes termes, sinon qu'ils estoient en latin 103. Plus loin, à propos d'un autre problème, dont la démonstration lui a aussi été communiquée par Chastelier, il qualifie le jésuite d'homme certes tres expert en toute sorte de science 104; Il serait particulièrement intérssant de retrouver les éléments de la correpsondance dont ces extraits se font l'écho : celle-ci permettrait d'éclairer les conditions de la rencontre entre les deux hommes et la nature de leurs échanges. L'absence de réference au jésuite dans la première édition tendrait à suggérer que les deux mathématiciens ne se connaissaient pas encore en 1612, mais on sait par ailleurs que Chastelier travaillait déjà à ces questions.

[...] En outre, comment ne pas rapprocher l'ouvrage de divertissement de Bachet de celui de Jean Lereuchon [sic], les Récréations mathématiques, qui perpétuent tout au long du XVIIe siècle le genre inauguré par Bachet ? 107 Cette mise en relation invite à tenter de mesurer le rôle de Chastelier dans le processus de formation des premiers professeurs de mathématiques de la France du Nord, mais aussi le rayonnement du personnage dans les milieux savants du premier XVIIe siècle.


note 103: C.-G. Bachet de Méziriac, Problèmes plaisans et délectables ..., op. cit., éd. de 1624, p. 72.
note 104: Ibid., p. 97.
note 107: La mise en rapport des deux textes, dans une optique d''histoire sociale des sciences, a été récemment opérée par G. Chabaud, Sciences en jeux. Les récréations mathématiques et physiques en France du XVIIe au XVIIIe siècle, thèse pour le doctorat de l'E.H.E.S.S. sous la direction de J. Revel, Paris, 1994, p. 15-78. Qu'il soit remercié ici de m'avoir donné accès à son travail.

Quote from Antonella Romano, La contre-réforme mathématique, Ecole française de Rome, pages 406-407:

Dans le cas de Jean Lereuchon, l'influence de Chastelier est plus nette [que l'influence de Chastelier sur Charles Malapert]. Malgré la formelle opposition de son père, médecin du Duc de Lorraine, le jeune homme rejoint la Compagnie en 1609, à l'âge de dix-huit ans et reste implanté dans l'espace lorrain toute sa vie durant. Maitre ès arts en 1611, étudiant en théologie en 1611-1614, il est le contemporain de L. Lallemenant, mais en retard d'un an sur lui. En tous cas le jeune Leurechon succédera à Lallemant dans la prise en charge du cours de mathématiques de Pont-à-Mousson en 1614-15 et occupera cette charge pendant de nombreuses années, assurant à l'établissement une réputation non négligeable dans le domaine scientifique. Il est clair que sa formation mathématique, peut-être initiée dans le milieu familial, a été consolidée dans la Compagnie 124 et Jean Chastelier était le mieux placé pour le faire. Une preuve rétrospective de cette filiation est fournie par la production du mathématicien du Pont. C'est à lui notamment que l'établissement doit les premiers écrits scientifiques français jésuites : Discours de la comète [... ; ...] sparsim mathematica [...] 125. Puis dans la lignée des travaux de Bachet de Méziriac, il reprend le genre des divertissements mathématiques, avec les Récréations mathématiques dont la première édition remonte à 1624. Si comme bachet lui-même l'a souligné, Chastelier a bien été un des inspirateurs des Divertissements, on peut affirmer qu'a fortiori, le même Chastelier a pu inspirer son élève, Jean Lereuchon, voire jouer les intermédiaires avec Bachet.
note 124: Sans qu'on puisse éclairer le phénomène par les sources, on peut supposer que le milieu familial a été propice à un début de culture scientifique.
note 125: Publié à Pont-à-Mousson en 1624, le texte fait l'objet d'une seconde édition en 1629 : [...velarium academiarum].

Comments:
- Chastelier proposed only two questions, and he did not gave the solutions. Saying that Chastelier inspired Bachet is an overstatement.


Mersenne & Chastelier

It is likely that Leurechon knew the works of Mersenne via Jean Chastelier.

Quote from Antonella Romano, La contre-réforme mathématique, Ecole française de Rome, page 402:

Jusqu'à sa mort, survenue en 1629, Chastelier maintient avec le minime Marin Mersenne des liens que laisse entrevoir la correspondance de ce dernier 108
note 108: Corr [... Mesenne... I, 197-207, lettre 27 La Flèche, le 12 avril 1625 ; p. 478-481, 11 juillet 1626] Ces deux lettres portent sur la musique et les harmoniques). Les deux hommes se sont connus à La Flèche et sur cette rencontre aucun doute n'est possible puisque Mersenne est arrivé au collège lors de sa fondation, alors que Chastelier était le premier recteur du nouvel établissement.

Quote from La correspondance du père Marin Mersenne, I, 247:

Sans indication de source, Mersenne avait aussi, dans ses Quaest. in Gen., de 1623, fourni, principalement pour des métauux (col. 879), divers chiffres qui furent reproduits exactement dans la Recreation mathematique (1624) du P. Leurechon [...] [une autre table par Marin] Ghetaldi, "lequel", dira Mydorge dans son Examen du livre de Leurechon (1630; p. 260), "je croirois et suivrois plus volontiers".


Peiresc & Aleandro

Letter from Aleandro to Peiresc [in Paris] on 14 March 1619, in Jean-françois Lhote & Danielle Joyal, Correspondance de Peiresc à Aleandro vol. II (1619-1620), page 34:

[...] hebi ultimamente il discorso sopra la cometa di quel Gesuita Lorenese [...]

Letter from Peiresc [in Paris] to Aleandro on 9 April 1619, in Jean-françois Lhote & Danielle Joyal, Correspondance de Peiresc à Aleandro vol. II (1619-1620), page 42:

La ringrazio affettuosamente della disputà de Tribus Cometis ricevuta co'l suo piego delli 14 Marzo [...]

and with a note by Jean-françois Lhote & Danielle Joyal:

[...] Orazio Grassi [...] De tribus cometis anni MDCXVIII disputatio astronomica habita in Collegio romano, Rome, Mascardi, 1619 [...] La théorie généralement admise était celle qu'avait proposée Aristote dans les Météores : la matière des comètes ne serait "... autre que l'exhalaison chaude et seiche, aucunement minérale, montée de la terre en haut, partie de sa propre légereté, partie aussi tirée par les rayons du Soleil et des Astres, et amassée là en grand quantité." (Discours sur les observations de la Comète, présenté au Duc de Lorraine par le P. I. L. [Jean Leurechon, professeur à l'Université de Pont-à-Mousson] de la compagnie de Jesus, 1619, p. 6. L'ouvrage de Leurechon est celui que Peiresc avait envoyé à Aleandro et dont ce dernier le remercie dans sa lettre du 14 mars.) Ces exhalaisons deviennent comète quand elles se lient avec quelques parties du feu élémentaire ou s'allument spontanément ou "sans s'allumer, le Soleil jettant seulement au travers ses rayons qui font cette couleur ignée, et apparence lumineuse de la Comète, ne plus ne moins que le mesme Soleil, dardant ses rayons das les nuées au matin ou au soir, leur donne une couleur rougeatre" (p. 8). Le P. Leurechon fut aussi l'auteur des Récréations mathématiques, publié en 1624, après sa mort, ouvrage qui eut un grand succès et fut réimprimé plusieurs fois. On verra H.J. Martin, op. ct., p. 245, avec les références à la correspondance de Mersenne.

Galileo wrote a treatise on that comet and others, Discorso delle comete, which was read by Mario Guiducci at the Accademia fiorentina in 1619.
Willebrord Snell also wrote on this comet of 1618 (see T van Nouhuys, The age of two-faced Janus. The comets of 1577 and 1618 and the decline of the Aristotelian world view in the Netherlands, Leiden, 1998).
That comet was also described by a professor of mathematics in the university of Leipzig, Philipp Mueller, in De Cometa anni MDCXVIII. Commentatio physico-mathematica ... Brevis descriptio partus monstrosi ex Irlandia nuper adducti, etc., Lipsiæ, 1619.
Another book about the comet, Physicum cometae speculum in quo natura, causae, species atque formae, variis motus, statio, moles, natales enmus, aetas, occasus, viresque seu efectu deteguntur, et accurate atque diluide demonstrantur, Pont-à-Mousson, 1619, was written by Charles Le Pois (1563-1633), physician of Henri II, Duke of Lorraine. He mentions Leurechon on page 77 (Romano, page 342).

Excerpt from Leurechon's Discours sur la comète, page 1, copied in La contre-réforme mathématique, pages 439-440:

Le plus vray & plus sensible effect de cette Comete, c'est qu'elle a faict force Philosophes. D'autant que la nouveauté des choses rares & extraordinaires, dont on ignore les causes, jete incontinent l'homme en admiration, qui, au dire d'Aristote, est la source & premier principe de la Philosophie. Car quiconque admire, ignore : & sentant son ignorance comme messeante à la perfection de son esprit, pour s'en faire quitte, se met à chercher ou à part soy, ou demandant aux autres les causes de ce qu'il admire & ignore : qui est proprement Philosopher.
Combien de millions d'hommes ont admiré la nouveauté de ladicte Comete ? Et cette admiration, combien enfanter par la bouche de demandes et questions ? Les uns auront demandé ce que c'estoit, quelle estoit sa matiere, quelle sa forme; Les autres de quelle grandeur elle pouvoit estre, quelle estoit sa figure & sa couleur : D'autres se seront enquis de son mouvement, de son propre lieu, & combien elle a duré : Qui, aura demandé à quelles estoilles & constellations elle correpondoit, combien elle estoit elloignée de la terre; Quel rapport elle avoit au Soleil, à la Lune, & autres Planettes : Quels pouvoyent estre ses effects & presages, & faict autres semblables questions; Desquelles je diray briefvement ce que j'ay peu apprendre, tant par lecture que par observation; prest d'estre enseigné & corrigé des autres.


Cornier

Letter from Robert Cornier to Marin Mersenne, 27 april [1628] in Correspondance de Mersenne, II, 83:

Pour les Recreations mathematiques, l'on y a adjousté une 3e partie toute entiere. Je ne vous peus bien dire si l'addition est excellente, car je ne l'ay pas encor leüe; les bonnes festes m'ont empesché ce loisir. Mais c'est un petit livre qui ne couste pas plus de 8 s.

Note about this letter, by Cornelis de Waard in Correspondance de Mersenne, II, 87:

La premiere edition de cet ouvrage date de 1624 (t. I, p. 236, n. 1); parmi les autres que nous avons citées, une des deux qui parurent à Paris en 1626, doit avoir contenu des notes de Mydorge (t. I, pp. 422-423). C'est sans doute dans celle de Rouen, 1628, que figurèrent pour la première fois, non seulement une troisième partie, mais aussi la seconde; ni dans cette édition ni dans les éditions ultérieures qui renferment toujours les trois parties, le texte des deux dernieres n'est annoté. Le personnage qui les ajouta au volume initial nous est resté inconnu : peut-être s'était-il trouvé en rapports avec Mersenne. Celui-ci en effet avait formulé dans ses Quaest. in Gen. (col. 709) une recette pour créer artificiellement le macrocosme : on la retrouve dans la seconde partie (Problème XXXIII), on apprend d'autre part, dans le problème XLII, qui définit le moyen de "faire fondre tout metal promptement", que "ce secret est excellent, et a esté praticqué par le Reverent Pere Mersenne de l'Ordre des Minimes", mais on ne le retrouve pas dans les ouvrages imprimés du Religieux; enfin la même partie contient (Problème XLV) un moyen pour "conserver le feu si longtemps qu'on voudra imitant le feu inextinguible des Vestales"; et Mersenne semble l'avoir aussi connu (cf. ci-dessus, p. 77). Quant à la troisième partie de l'ouvrage, les chapitres I-XVI en sont empruntés, avec de très légères altérations, à un livre publié par l'imprimeur de la première édition de la Récréation 4; seul le dernier chapitre semble avoir eu une autre origine.
note 4: Recueil de plusieurs machines militaires et feux artificiels pour la guerre et recreation ... de la diligence de Franç. THYBOUREL, maistre chyrurgien et de Jean APPIER dit HANZELET calcographe. Au Pont-à-Mousson, par Charles Marchant, 1620; in-4°. Le livre IV (pp. 11-16) et le livre V (pp. 1-40) ont été reproduits dans les Récréations
The full title is: Recueil de plusieurs machines militaires et feux artificiels pour la guerre, et récréation. Avec l'alphabet de Trittemius, par laquelle chacun qui sçait escrire, peut promptement composer congruement en latin. Aussi le moyen d'escrire la nuict à son amy absent. De la diligence de Jean Appier dit Hanzelet, calcographe et de François Thybourel, Me chirurgien, Pont-à-Mousson, Ch. Marchant, 1620, pages: VI-88, 39, 24, 112, II-40 + 64, -in quarto ccfr.


Denis Henrion

Denis Henrion was a professor of mathematics. He was the first person whose comments about La recreation mathematique were published. He is the author of several books:

It may be interesting to note that a book about a compass similar to the one of Henrion was described in a book published by Jean Appier-Hanzelet, La Fleur des plus belles practiques du compas de proportion présentée au sérénissime duc de Lorraine Charles IV, par Monsieur le prince [Nicolas-François] son frère... où toutes les principales parties des mathématiques sont facilitées à l'usage mesme de ceux qui ne sont pas mathématiciens..., Pont-à-Mousson, 1625.

It is likely that Denis Henrion, Clement Cyriaque de Mangin, and Pierre Herigone, are different names for the same person.


René Descartes

Reference to Leurechon's probleme LXXXVI in a letter from Descartes to Mersenne, April or May 1634, in Oeuvres de Descartes, I, 289:

Et pour ce que vous m'auez autresfois escrit que vous connoissiez des personnes qui me pourroient aider à faire les experiences que ie desirerois, ie vous diray que i'en lisois dernierement vne dans les Recreations Mathematiques, que ie voudrois bien que quelque curieux, qui en pourroient auoir la commodité, entreprissent de faire exactement, auec vne grosse piece de canon pointée tout droit vers le zenith, au milieu de quelque plaine.

Possible reference to Leurechon's probleme XXXIX in the Regulae, written before 1630, French version hereafter from La logique ou l'art de penser, in Oeuvres de Descartes, X, 473:

Supposons encore qu'on nous demande par quel artifice pouvoit avoir esté faite la figure d'un Tantale qui, estant couché sur une columne au milieu d'un vase, en posture d'un homme qui se panche pour boire, ne le pouvoit jamais faire, parce que l'eau pouvoit bien monter dans le vase jusqu'à sa bouche, mais s'enfuioit toute, sans qu'il en demeurast rien dans le vase, aussitost qu'elle estoit arrivée jusques à ses levres.

About fountains and some problems of physics, Leurechon may have been inspired by Salomon de Caus, Les raisons des forces mouuantes, auec diuerses machines tant vtiles que plaisantes : ausquelles sont adjoints plusieurs desseins de grotes & fontaines : augmentées de plusieurs figures, auec le discours sur chacune; Liure second, ou sont desseignees plusieurs grotes & fontaines propres pour l'ornement des palais, maisons de plaisances, & iardins; Liure troisieme, traitant de la fabrique des orgues, Paris, 1624.


References


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